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28 Jan, 2019

 

Dans ce nouvel épisode de Nouveau Chapitre, Marie rencontre Anne-Sophie, fondatrice de l’Atelier 13, maman de 3 filles et -surprise- enceinte de son quatrième enfant.

Mum-entrepreneur, Anne-Sophie est avant tout la maman de Jeanne, Céleste et Anna, le sens de sa vie comme elle le dit si bien.

Anne-Sophie partage avec beaucoup de sincérité son vécu de la maternité : les grossesses rapprochées (ses filles aînées ont 1 an d’écart), un deuil périnatal, l’allaitement longue durée (à lire ci-dessous) qu’elle pratique avec sa petite dernière, l’impact de la maternité sur son changement de vie professionnelle, du monde (pas très mum-friendly) de la fusion-acquisition à l’Atelier 13.

C’est un épisode passionnant et riche pour commencer 2019 en beauté.


Très bonne écoute!



Pour suivre Anne-Sophie sur Instagram :

@asnajda


@latelier13



Retrouvez le passage sur le sujet de l’allaitement longue durée abordé par Anne-Shophie pendant ce 13ème épisode de Nouveau Chapitre.

« Par curiosité, j’avais envie de voir ce que c’était l’allaitement long. »

Marie – Un autre sujet que je voulais aborder avec toi qui est un sujet sur lequel tu communiques et que je trouve très intéressant, c’est le sujet de l’allaitement. Du coup, tu vas nous raconter tes 3 expériences d’allaitement mais je sais que tu allaites toujours ta dernière, ta petite Anna. Je voulais un peu avoir ton ressenti sur l’allaitement, savoir comment se sont passés tes allaitements déjà sur les deux premières, est-ce que tu as continué à allaiter en travaillant et ensuite avec Anna, savoir comment ça se passe.

Anne-Sophie – J’ai allaité mes 3 filles.

La première, je l’ai allaité 2 mois à temps plein et ensuite 2 mois en allaitement mixte. Donc en fait, elle, j’ai un peu continué à l’allaiter pendant que je travaillais et, très vite, au bout de ces deux mois, j’ai arrêté parce que je trouvais que 4 mois c’était suffisant, j’avais fais le job. Par ailleurs j’avais « ma vie de femme » qui reprenait, le boulot… Le truc est fait, on reprend « une vie normale ».

Ma deuxième, je l’ai allaité mais moins longtemps car en fait j’étais extrêmement fatigué. J’ai eu l’impression à un moment, je pense que c’est faux, mais moi j’ai eu l’impression à un moment que je n’avais plus de lait, plus assez de lait pour ce bébé. Je suis passée à l’allaitement artificiel. Je pense qu’avec le recul j’aurais dû persévérer mais la fatigue étant ce qu’elle était à l’époque… Ma maman me disait :  » non mais c’est bien… »

« J’avais envie de voir ce que c’était l’allaitement long »

Marie – Tu as arrêté au bout de combien de temps la deuxième ?

Anne-Sophie – Je ne sais pas trop dire mais je pense que j’ai dû faire un mois et demi ou deux mois. En fait, j’étais tellement épuisée que ma maman me donnait un coup de main. C’est vrai que j’étais contente qu’elle puisse donner un biberon pendant que moi j’essayais de dormir la nuit.

Ma troisième est arrivée dans un contexte un peu différent. Comme je me doutais ou j’imaginais que ça serait certainement la dernière, j’avais vraiment envie de profiter de cette dernière grossesse, de la petite enfance et autres. C’est arrivé à un moment de ma vie où j’ai aussi changé de vie professionnelle où donc je me suis dis : bon elle, si je peux, je l’allaiterais longtemps.

Déjà par curiosité, j’avais envie de voir ce que c’était l’allaitement long. Ensuite peut-être ce que j’avais lu sur le sujet m’avait convaincu que c’était bon pour l’enfant et que c’était important de faire un allaitement exclusif. En gros, dès qu’on introduit du lait artificiel, toute la flore intestinale du bébé se modifie et donc j’étais vraiment attachée à essayer pendant 6 mois peut-être un an. Après il y a de la diversification au bout de 6 mois mais en tout cas, fournir mon lait maternel exclusivement parce que j’étais persuadée, enfin je le suis toujours d’ailleurs, que c’était ce qu’il y avait de mieux pour eux, ce que j’ai fais. Au bout d’un an, j’ai continué et puis après je me suis dis que j’arrêterai quand elle aura 18 mois, j’arrêterai quand elle aura… en fait à chaque fois.

« C’est hyper pratique l’allaitement maternel »

C’est hyper pratique l’allaitement maternel surtout quand l’enfant grandit finalement car dès qu’il a un petit chagrin, on sait comment le consoler. Dès qu’il a faim et qu’on est mal pris, qu’on a pas un truc sur soi, on a de quoi le nourrir. C’est hyper pratique.

Comme on a pas mal voyagé, malgré le fait qu’elle soit petite, à chaque fois, je me disais : « OK, je continue de l’allaiter jusqu’à ses vacances comme ça au moins dans les avions, j’arrive à l’endormir facilement et j’arrête après. » Et en fait, je n’arrive pas à arrêter. C’est surtout elle qui ne veut pas arrêter. J’arrive à l’étape où j’essaye d’être un peu rusée pour lui détourner l’attention de ça. En plus maintenant, elle parle couramment et elle me dit : « Je préfère ton lait maman ». Il va falloir qu’on arrive au sevrage et en même temps, je me dis que ce n’est pas très grave finalement. Il n’y a rien de grave. Mais je suis hyper contente d’être allée si loin. Ça ne m’a pas demandé d’efforts ou de sacrifices particuliers.

Marie – Oui, ce n’est pas un objectif que tu t’es mis en tête. Ça s’est fait naturellement.

Anne-Sophie – Non non, je voulais faire 6 mois, 1 an. Et après les choses se sont juste poursuivies. C’est un super moment. C’est pratique.

Marie – En fait, tu l’allaites quand ? Le matin ?

Anne-Sophie – Là, pratiquement, concrètement, elle se réveille le matin et elle vient dans mon lit. Elle vient faire un câlin et prendre son lait. Et après on se lève, elle prend son petit déjeuner avec ses sœurs normalement et voilà. C’est vrai que le soir quand je rentre du bureau, elle me réclame un peu de lait. Parfois, j’arrive à détourner son attention et parfois, ça dure trois minutes, c’est juste un petit rituel pour elle aussi. C’est vrai que le weekend, elle me le demande plus parce que je suis là tout simplement. En vacances, quand je suis en maillot de bain, c’est beaucoup plus facile de venir chercher que quand il y a 4 pulls à soulever. C’est amusant. C’est marrant.

Marie – Tu as toujours du lait ? Ça m’intrigue.

Anne-Sophie – En fait, c’est très mécanique. Plus l’enfant tête et plus ça stimule. Tant qu’elle continue à téter, il y en aura. Après tout ce temps, je n’ai plus de problème de montée de lait.

Mes seins sont exactement, j’en parle très ouvertement, comme avant. C’est un peu tout les avantages sans les inconvénients qu’on peut connaître au début. Il n’y a pas de montée de lait, il n’y a pas de douleur, il n’y a pas de fuite, il n’y a pas tout ces trucs là. Bon, en revanche, parfois, je lui dis : « non mais là stop, on passe à autre chose. » Il ne faut pas que je devienne son doudou même si c’est déjà un peu le cas.

Marie – D’accord donc une expérience…

Anne-Sophie – Canon et que je recommande. Moi je suis intimement persuadée que c’est super pour les enfants. Après on peut faire la liste de tous les avantages: c’est économique, c’est pratique, c’est toujours chaud, c’est hyper adapté avec les anticorps et tout ça… Ça après c’est chacun en fonction de son ressenti et de son envie et de son niveau de fatigue, ce n’est pas toujours facile de persévérer quand les bébés sont dans leur pic de croissance.

Marie – Comme tu as eu un allaitement long et un allaitement un petit peu plus court, tu trouves quand même que c’est quelque chose de fatiguant ? L’état de fatigue joue quand même ?

Anne-Sophie – L’état de fatigue, oui. Surtout quand ce sont les premiers enfants, tu ne sais pas trop. Il n’y a pas grand monde pour te renseigner non plus. A la maternité, les discours ne sont pas toujours homogènes. Parfois on te dit qu’il faut compléter avec autre chose parce qu’eux, leur principale préoccupation c’est que le bébé ne sorte pas en ayant pas repris son poids. Pour les premiers, on est un peu démunis, un peu désemparés. On a un regard de la société ou même des parents qui est le leur.

Et moi pour ma troisième, je sais qu’en fait, j’avais confiance en moi, j’avais confiance dans le fait que je voulais un allaitement long, que OK il y aurait des moments difficiles mais que ce n’est pas grave, qu’il faut faire confiance au bébé, que c’est naturel. Cette histoire de ne pas avoir de lait, ça ne marche pas, ça ne tient pas, ce n’est pas vrai. Oui, parfois le bébé, il y a des périodes de la vie, de mémoire, c’est à 3 semaines, 6 semaines, 3 mois je ne sais plus, où il y a des pics de croissance où ils sont toutes la journée au sein. Et ce n’est pas anormal, c’est juste que ça stimule la lactation pour passer au stade d’après, pour que la maman puisse passer au stade d’après en terme de production de lait. Ce n’est pas grave, il ne faut pas s’inquiéter.

Et c’est vrai qu’on a une société qui nous dit : « Olala, il faut laisser au moins une heure et demi entre les tétés ». Tout ça, c’est un peu anxiogène et je crois vraiment qu’il ne faut pas trop trop se poser de questions et garder son cap. Se dire « je veux allaiter au moins 5 mois ou 6 mois et je vais y arriver, il n’y a pas de raison que je n’y arrive pas ».

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Nouveau Chapitre, le podcast Joli Bump.

Je suis Marie Boyer-Aubert, fondatrice de Joli Bump, et j’ai créé Nouveau Chapitre, podcast dédié à la maternité avec la volonté de libérer la parole des femmes et créer un espace de discussion libre et sans tabou sur ce sujet passionnant.

Chaque épisode est une rencontre avec une femme pour l’interroger sur sa vision et son vécu de la maternité (avant, pendant et après la grossesse), sur la relation de la femme qu’elle est à la maman qu’elle est devenue et sur la transmission.

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